L’indispensable clarification


A présent qu’est actée la révocation d’Ali Laskri et Mohand Amokrane Chérifi de leur qualité de membres de l’Instance présidentielle par le Conseil National du 13 avril, il est plus qu’urgent que la nouvelle direction clarifie la situation auprès des militants et de l’opinion publique.

L’épisode aussi stupéfiant que criminel de l’assaut du siège du parti dans la nuit du samedi au dimanche est d’une gravité telle qu’il ne laisse place à aucune tergiversation, ni hésitation. Cette invraisemblable péripétie montre que l’opération de destruction par de véritables gangsters du Néo-FFS devrait se poursuivre si les cadres et militants du parti n’y mettent pas fin politiquement, administrativement et judiciairement.

Mettre fin à la confusion sans délai

Ali Laskri, ses affidés et ses nervis contrôlent toujours la page officielle du parti et distillent leurs mensonges quotidiennement.

Au lendemain de l’expédition nocturne menée contre le siège par ses hommes de main, Ali Laskri continue impunément de communiquer sur la page officielle du parti au nom de l’instance présidentielle. Ce « conducator » déchu reconnait sans vergogne que ce sont ses hommes qui ont attaqué le siège.

Mieux encore, il tente une ultime manœuvre de basse politique en appelant au dialogue dans le cadre des statuts du parti et pour l’unité du parti.

Rarement les laboratoires de la police politique ont réussi à produire un prototype de ce calibre. Il faut reconnaître que c’est une réussite en matière de perfidie et de reniement au-delà tout de ce que les marionnettistes pouvaient espérer. 

Ali Laskri occupera une place de choix sur le podium des monstruosités produites par la police politique. Il campe sur ce curieux podium dans la peu glorieuse compagnie des Hadjar, Belayat et autres énergumènes formant la cohorte des figures politiciennes élaborées par la SM.  

Pour illustrer cette totale absence de scrupules, Ali Laskri, selon certaines sources plutôt fiables, aurait même dépêché un émissaire pour tenter de négocier son retour au parti. Décidément, le FFS aura tout vu en matière d’aplomb, de désinvolture et de retournements.

Ce ne serait pas particulièrement significatif si, dans le même temps, d’autres comportements factieux se manifestent sans aucune pudeur. Ainsi, le premier secrétaire démissionnaire, aussi illégitime qu’insignifiant, en l’occurrence Hakim Belahcel, continue de signer des communiqués au nom du FFS sur la situation politique dans le pays.

Il est du devoir des responsables du parti de mettre un terme à cette mascarade. Il s’agit ni plus ni moins d’une usurpation de fonction. Tout comme c’est le cas pour Ali Laskri qui signe des communiqués au nom d’une instance présidentielle, qui n’existe plus dans les faits.

Rappel aux oublieux, aux crédules et aux idiots utiles

Ali Laskri a trahi une première fois lors du congrès extraordinaire du 20 avril qu’il a provoqué en ne respectant pas la parole donnée.

Il a une année durant paralysé le parti l’empêchant de jouer son rôle en tant que force politique autonome.

L’ex-membre de l’instance présidentielle a vidé le parti de sa sève en éliminant une vingtaine de cadres de valeur pour trôner seul à la tête du parti et satisfaire son ambition dévorante.

Ce personnage a fait appel à des délinquants pour empêcher la tenue du conseil national extraordinaire du 8 mars. Les preuves accablantes de son implication dans ce scandale sont disponibles.  

Enfin, bafouant toutes les règles et usages imposant le respect et la conformité aux lois, Ali Laskri a envoyé des miliciens armés pour détruire le siège et subtiliser des documents, probablement compromettants.

Ces stratagèmes à répétition exécutés avec une énergie revancharde sont la preuve irréfutable de la mission de destruction du parti qu’il mène sans états d’âme dans cette phase historique que vit le pays.

FC