Attaque contre le siège du FFS : La police a-t-elle couvert les assaillants?


Ceux qui en doutaient encore ont maintenant la preuve que le projet du duo Laskri-Chérifi n’est rien d’autre que la destruction du FFS et sa disparition de la scène politique algérienne.

Dans la nuit du jeudi à vendredi, où toute l’attention des Algériens était concentrée sur la neuvième marche contre le régime, des voyous cagoulés et armés ont envahi le siège national du FFS, agressant les militants et les cadres présents. Armée de sabres, de bombes lacrymogènes, de fusils harpons et d’acide, la milice a vidé le siège de ses occupants en quelques minutes.

Une fois les militants expulsés, les miliciens ont fermé le portail avec une chaine munie d’un cadenas et ont commencé leur entreprise de destruction devant les policiers impassibles qui ont obstinément refusé d’intervenir.

Comment expliquer que des policiers témoins directs et parfaitement conscients d’actes de vandalisme ne soient pas intervenus ?

Ont-ils reçu des ordres de rester à l’écart et de laisser faire?  

Plusieurs cadres, dont des députés, ont demandé aux policiers présents de faire leur travail et de mettre un terme au saccage, sans résultat. Les policiers ont opposé un refus clair et net.

Les vidéos montrent clairement des éléments des forces de l’ordre devant le portail constatant en direct des hommes cagoulés et armés se livrer à des actes de vandalisme à l’intérieur du siège national du FFS.

Sous les yeux des policiers, les agresseurs n’ont pas hésité à se rapprocher du portail pour gazer les militants qui tentaient de pénétrer dans le siège.

Peut-on imaginer une seconde le siège du RND attaqué par des hommes cagoulés sans que les forces de l’ordre n’interviennent? Samedi des membres du RND n’ont pu accéder au siège de leur parti protégé par des policiers.

Après avoir commis leur forfait pendant près de sept heures, les miliciens de Laskri ont pu quitter les lieux en passant par l’hôtel El-Djazaïr, mitoyen du siège, sans être le moins du monde inquiétés. Loin d’être invisible, ce commando était composé de plus d’une vingtaine d’individus.

La question se pose avec acuité : le maintien de l’ordre n’est plus assuré ou alors ces assaillants ont bénéficié d’une passive complicité de la part des fonctionnaires de la DGSN. Il semble en tous cas que rien ne semble plus aller dans un corps dont les éléments apparaissent incontrôlables et violents lors des manifestations ou complétement dépassés lorsqu’il s’agit de faire respecter l’ordre public.

En tout état de cause; les responsables du parti doivent exiger une enquête pour identifier les coupables et les commanditaires de l’agression criminelle dont le parti a été la victime.

FC