Le Néo-FFS est défait, vive le FFS


« Dégage, dégage », c’est dans l’opprobre et au rythme de cette terrible invective scandée par des centaines de militants que Mohand-Amokrane Chérifi et Ali Laskri ont quitté le siège national du FFS samedi.

Ce mot, qui exprime l’indignation et l’écœurement le plus total, répété depuis le 22 février par les Algériens a été traduit dans les faits par les militants du FFS à l’encontre d’une direction qui a dénaturé le parti. Une direction opportuniste, félonne et médiocre, qui a neutralisé le parti depuis presque un an.

Les images sont fortes, chargées de sens. Ali Laskri, Mohand Amokrane Chérifi et Madjid Lemdani poussés fermement vers la sortie du siège national sous les huées des militants soulagés de voir les usurpateurs enfin expulsés de la maison commune de la démocratie et de la liberté.

Les ex-membres de l’instance présidentielle avaient l’allure pathétique de vieux despotes déchus, chassés par leur propre peuple. Les yeux hagards, balbutiant mais n’émettant que des borborygmes, ils ne semblaient pas comprendre ce qui leur arrivait. Eux qui se croyaient les seuls et uniques dépositaires du parti.

Presque une année après leur coup du congrès extraordinaire malfaisant qui a paralysé le parti, les militants et les cadres ont décidé d’en finir avec cette issaba, ce gang, qui a mis le parti de Hocine Aït Ahmed au service des clans du régime.

Une année d’exclusions mesquines, de terrorisme bureaucratique, de despotisme, de violation des textes du parti, de décisions unilatérales et arbitraires. Et de désert politique absolu.  

Dans cette expulsion lourde de symbole, la démonstration a été faite : les militants du FFS sont en symbiose avec leur peuple.

Les militants, les cadres et les structures du parti ont tout tenté pour éviter cette situation dégradante, mais l’acharnement maladif du duo Chérifi-Laskri à dicter leur loi n’a laissé aucun choix aux militants.

Une pente raide à remonter

Le conseil national, empêché par la violence, repoussé par divers stratagèmes, a finalement eu lieu samedi grâce à la détermination des militants et cadres du parti. La tâche des responsables du parti est maintenant de reconstruire le parti, de soigner les blessures et plaies infligées par la issaba du Néo-FFS.

Le chemin sera long et difficile. Il nécessitera de la patience, du dialogue et de la bienveillance pour remettre le parti sur sa ligne originelle.

Les Algériens qui mènent une lutte historique contre le régime dictatorial ont besoin du FFS pour les accompagner comme il l’a fait depuis sa fondation.

Hocine Aït Ahmed et ses compagnons ont créé le FFS pour un État de droit au profit du peuple algérien. Le parti doit poursuivre son chemin. 

Il n’y aura pas deux FFS

Ali Laskri et Mohand Amokrane Chérifi et leur issaba vont jouer aux vierges effarouchées, aux leaders renversés. Ils vont tenter de manœuvrer pour reprendre les commandes, ils vont essayer de tromper l’opinion, ils vont user de démagogie, de mensonges et de manipulation.

Le FFS est rompu à ces pratiques depuis sa fondation. La parenthèse honteuse du duo Chérifi-Laskri est fermée.

FC