Néo-FFS : la fin de la dérive ?

Le conseil national qui devait se tenir vendredi 8 mars n’a pas eu lieu en raison des comportements despotiques d’Ali Laskri et des baltaguiya qu’il a lancé sur les participants à cette réunion. Malgré tout, la détermination des militants a forcé Laskri à démettre le premier secrétaire illégitime. Sa nomination et son maintien obstiné à ce poste décisif par le duo Cherifi-Laskri étaient strictement non réglementaires. Ce personnage a été l’exécutant des basses œuvres de la paire qui a noyauté l’instance présidentielle. Ainsi, les coups bas décidés dans l’ombre par Chérifi et Laskri étaient mis en œuvre en pleine lumière par Hadj Djilani que personne ne regrettera non plus.

L’histoire retiendra que le glorieux FFS a été dirigé à un moment de son histoire par des intrigants inféodés au régime.

Le démolisseur Ali Laskri et l’entremetteur Mohand-Amokrane Chérifi ne sont pas les héritiers de Hocine Aït Ahmed, ils sont les enfants naturels de Belayat, Hadjar, Saadani et de toute la cohorte de l’infra-FLN post Abdelhamid Mehri. Leurs mœurs politiques procèdent de la même chapelle de l’opportunisme et de la falsification. Ils usent des mêmes méthodes d’exclusion, de division et de démoralisation. Tout comme Bouteflika et Nezzar et tant d’autres usurpateurs ne sont en aucun cas les héritiers de Larbi Ben M’hidi et de Abane Ramdane.

Ces deux individus partagent avec le personnel du régime la même culture de la perfidie et de la déloyauté. Motivés avant tout par leurs intérêts personnels et leur appartenance hypocrite à l’idéologie d’officine des appareils du régime.

En tentant de présenter leur prise de pouvoir comme une réaction à une mainmise imaginaire sur le parti, ils en ont déployé au vu et au su de tous la démagogie, le fractionnisme et l’absence de principes caractéristiques du personnel du pouvoir. Ces deux « putschistes scientifiques », tout comme leurs homologues de l’infra-FLN ont été, tous s’en souviennent, très loin dans la diffamation et la calomnie, n’épargnant même pas dans leur vindicte, en tout point semblable à celle du pouvoir, les enfants de Hocine Ait-Ahmed révoltés par leurs agissements.

L’atteinte à l’image et la cohésion du parti est telle que ces deux sinistres personnages ne devraient plus avoir le droit de prononcer le nom de Hocine Aït Ahmed. Ils ne devraient plus jamais et en aucune circonstance se réclamer de son combat ni même de se faire photographier devant le portrait du grand dirigeant algérien pour ne pas souiller sa mémoire.

Le parti conduit par l’association Laskri-Cherifi, entre intrigues, aventurisme et indigence politique, était au bord du précipice. Grâce aux membres du conseil national, cette terrible régression a été freinée à la dernière minute. Il y a eu un sursaut. Mais la partie est loin d’être terminée. 

Il s’agit pour tous ceux qui ont le souci du pays et des principes sur lesquels il a été fondé au cours d’une longue période de lutte et de répression perverse et brutale de remettre debout ce grand parti.

Examen de conscience

Le FFS a été humilié, violenté, sali par un groupe de mercenaires, mais par la conscience élevée de ses militants il est à présent de retour sur le chemin de l’histoire en mouvement dans cette période cruciale pour le peuple algérien.

Les militants et les cadres devront faire chacun et collectivement un examen de conscience, se remettre en question. Se poser la question : comment un tel désastre a-t-il pu se produire? Comment faire preuve davantage de vigilance pour bloquer la voie à de tels renégats et éviter de telles dérives? Le moment viendra pour tirer un bilan et les enseignements de ce détournement provisoire de la ligne politique. Mais l’ordre du jour est de remettre le parti au diapason des luttes populaires. Heureusement les militants et sympathisants ont suppléé à l’absence de dirigeants déboussolés…

L’heure est décisive

Il s’agit maintenant de reprendre le contrôle de la ligne politique, de reprendre le parti en main, de l’ouvrir, de le restructurer pour qu’il s’intègre dans la dynamique populaire historique. Le FFS doit rejoindre son camp: son excellence Le peuple et intégrer pleinement le combat pour la démocratie, la justice et la préservation de la Nation.