Ali Laskri, un coordinateur sans coordonnées…

Ali Laskri en émule du docteur Frankenstein a créé une monstruosité politique en travestissant l’identité du FFS et en créant une rupture avec sa nature première. Pris au piège d’une logique de pouvoir aberrante, le « coordonnateur » autoproclamé d’une Instance présidentielle impotente fonce tête basse droit dans le mur à toute allure. Tout s’effondre autour de lui, tout se désagrège, ses manigances apparaissent au grand jour mais il ne voit ni n’entend rien.

Cet aveuglement et cette surdité sont les signes de la perte de contact avec les réalités et caractérisent la fin de règne d’un apprenti-despote.

Cette semaine le groupe parlementaire du parti s’est réuni dans les bureaux de l’Assemblée nationale en l’absence d’Ali Laskri et du président du groupe Seddik Slimani. Notons que le choix du lieu de la réunion est particulièrement significatif. Les députés ont choisi de se rencontrer au Parlement plutôt que de le faire au siège du parti, où l’atmosphère est irrespirable.

La mise en demeure des députés

À l’issue de la réunion, les députés ont envoyé une lettre particulièrement sévère à l’endroit de la direction du parti. Les députés écrivent notamment que le parti vit « une crise de direction sans précédent qui a neutralisé notre action politique et menace l’unité, la cohésion et même l’existence de notre cher parti ».

Les auteurs de cette véritable mise en demeure appellent l’instance présidentielle à mettre un terme à la « situation inédite et inacceptable (…) par l’application stricte de nos statuts et règlements intérieurs ».

Les députés déplorent « la mise en inaction du groupe parlementaire et la marginalisation du parlementaire dans ce qui constitue la vie du parti ».

En conclusion, les parlementaires lancent un ultimatum pour une réunion du groupe parlementaire « avant le 25 février ».

Ce sont là des termes d’une extrême gravité provenant des élus du parti et non de sympathisants ou d’internautes qui s’expriment de toutes les façons possibles sur Facebook. La publication de ce courrier confirme aux yeux de tous la violation des statuts du parti par l’instance présidentielle.

La lettre signée par les parlementaires montre également qu’au Néo-FFS les processus démocratiques ont disparu. Les décisions sont effectivement monopolisées par l’instance présidentielle et son « coordonnateur », chef de facto. Cette instance, ou son chef, a en effet visiblement décidé unilatéralement le gel des activités des députés sans débat ni concertation aucune. Les députés indignés par le procédé et par les mœurs qu’il traduit évoquent la marginalisation dont ils sont l’objet.

En réponse à cette lettre, le chef du groupe parlementaire a convoqué ses collègues pour une réunion dimanche 24 février, soit la veille de l’ultimatum fixé par ces élus.

Incapacité et irresponsabilité

La coordination censée être assurée par Ali Laskri s’avère ainsi des plus … vaporeuse. Mais l’inconséquence ne s’arrête pas là

Car, dans le même temps, le duo Hayet Taïati et Sofiane Chioukh ont demandé une réunion d’urgence de l’instance présidentielle pour jeudi 21 février.

En guise de réponse Brahim Meziani a été envoyé par Ali Laskri et Mohand Amokrane Chérifi en tant qu’émissaire chargé de négocier un modus vivendi avec M. Chioukh. Les positions des deux camps étant diamétralement opposés, aucun accord n’a pu être trouvé.

La direction du parti, éclatée en deux groupes antagonistes, est paralysée. Il devient évident que l’instance présidentielle a perdu la capacité, la compétence et la légitimité de diriger ce parti. Le coordonnateur ne coordonne plus que des illusions…

Amateurisme et improvisation

Dans le courant de la même semaine, un groupe de jeunes militants est envoyé au centre d’Alger pour distribuer les tracts (le fameux tract brandi il y a quelques jours sur un plateau de TSA par Ali Laskri) appelant au boycott de l’élection présidentielle du 18 avril.

Cette opération qui a l’allure d’une improvisation irresponsable s’est terminée en queue de poisson par l’arrestation quasi-immédiate des jeunes militants, qui ont été rapidement relâchés.

Une action improvisée et nébuleuse s’est conclue par un communiqué laconique de protestation signé par le secrétaire national à la communication.

Mais tout le monde aura remarqué sur les photos postées sur la page Facebook du parti qu’aucun dirigeant du parti n’est présent pour entourer ces jeunes qui ont eu à faire face à une police dont la réputation n’est plus à faire.

Ni Ali Laskri, ni le premier secrétaire Mohamed Hadj-Djilani, terrés dans le bunker du siège tout en envoyant au charbon des jeunes militants sans encadrement n’ont osé assumer la responsabilité de cette initiative sans queue ni tête.

FC