La crise dans la crise


Saison 2

Les événements s’accélèrent et les nouvelles tombent à un rythme soutenu. Au Néo-FFS, les démissions se succèdent et la situation, déjà difficile, devient intenable. Que va faire le triumvirat Laskri-Chérifi-Hadj-Djilani pour tenter de renverser une tendance qui s’élargit au fil de leurs fautes politiques? Les militants sont tenus en haleine, ils piaffent d’impatience de connaître le dénouement de ce mauvais feuilleton.

Premier épisode : Mohamed Achir, intellectuel reconnu, et faisant parti de la jeune garde du FFS, jusqu’à hier secrétaire national chargé du développement durable, annonce sa démission du secrétariat national sur sa page Facebook. Afin que nul n’ignore il déclare : « Par respect des statuts et règlement intérieur du parti, j’ai le regret de porter à la connaissance des militants du FFS et de l’instance présidentielle, que je ne fais plus partie du Secrétariat national ».  

Deuxième épisode : L’ancien premier secrétaire, Abdelmalek Bouchafa, qui a laissé une très bonne image lors de son mandat; annonce sa démission le même jour sur sa page Facebook. Dans son style sobre et mesuré il justifie sa décision : « Par respect aux statuts et règlements du parti et au principe d’éthique, j’ai le grand regret d’informer l’instance présidentielle et l’ensemble des militants que je me retire du cabinet conseil »

Troisième épisode : Hamou Didouche, ancien député de Tizi-Ouzou lance un cri du cœur sur sa page Facebook par un texte poignant décrivant l’état de délabrement du parti. Il lance un appel pour « un conseil national extraordinaire, où sera nommé un nouveau premier secrétaire national, au profil politique combattant, engagé » et pour « préparer le congrès avec une CPCN, politique, représentative, crédible et jetant les bases d’un congrès national qui entérinera la résolution politique du Consensus, prélude à la Constituante »

Quatrième épisode : Hayat Taïati, membre de l’Instance Présidentielle, qui a allumé l’une des mèches de la crise, se prend au jeu des manœuvres de coulisses. Ses nombreux conciliabules avec des cadres à la réputation sulfureuse n’ont pour objet que le limogeage de Mohamed Hadj-Djilani. Sa déclaration enflammée au Conseil National n’ayant abouti à aucun résultat, le seul membre féminin de l’IP insiste à travers d’autres canaux en martelant sa volonté de faire chuter par tous les moyens un premier secrétaire non réglementaire et défaillant. Mais comme la dame ne possède ni autorité morale, ni maturité politique, ni assise auprès des militants, sa mission risque d’être périlleuse…pour elle.

Résumé de la saison 2 : tous les cadres démissionnaires mettent en cause; d’une façon ou d’une autre, l’instance présidentielle pilotée par le binôme Laskri-Chérifi. La direction effective du Néo-FFS est accusée de violer les statuts du parti, ces mêmes statuts qu’Ali Laskri a prétendu appliquer en fomentant son putsch, qui a mené le parti à la débâcle actuelle.

Quelle sera la réponse de celui que l’on présentait comme la « crème des hommes » aujourd’hui visiblement aigrie? Ira -t-il jusqu’à exclure les cadres démissionnaires ? A moins que celui qui a finalement révélé sa vraie nature d’intrigant cynique et sans scrupule ne se décide à changer tous les militants à l’instar de ces dictatures qui rêvent de changer de peuple?

FC