Intrigues et perfidies : la « crème des hommes » à l’assaut pouvoir

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Ali Laskri, le lider maximo du Néo-FFS, a réussi la performance, en quelques mois, à réduire le seul parti d’opposition sur le théâtre politique algérien en machine à fabriquer des intrigues.

Que se passe-t-il au parti depuis que le ci-devant « crème des hommes » a pris la tête du parti? Rien de politiquement notable ni de significatif au point de vue de l’action sur le terrain. Il n’est question que de lutte perfide pour le pouvoir. On ne peut qu’observer ainsi qu’une succession de manœuvres plus ou moins cousues de fil blanc pour faire le vide autour de l’homme fort d’une instance collective purement théorique. L’objectif final de ces machinations au ras des pâquerettes étant qu’Ali Laskri trône seul à la tête d’un appareil transformé en machine à exclusions, à nominations et à commémorations. Les événements se suivent et ne devraient pas s’interrompre avant que ce but ultime soit atteint.

Ne pouvant plus s’exprimer dans les instances du parti, devenues des tribunes d’allégeances, les militants font circuler sur internet des informations sur les projets de M. Laskri.

On apprend ainsi que Ali Laskri aurait l’intention de se débarrasser du premier secrétaire Mohamed Hadj Djilani dans les prochains jours. Ce dernier serait en disgrâce, pour des raisons que l’on ignore, après avoir pourtant été une pièce maîtresse dans le plan de Laskri de prendre la tête du FFS.

Il semblerait aussi que son complice dans la conception et la mise en œuvre du « coup d’état scientifique » du Congrès extraordinaire Mohand-Amokrane Chérifi est également dans la ligne de mire de Laskri. Absent et silencieux, quasi-invisible depuis le congrès extraordinaire du 20 avril, M-A. Chérifi s’est borné à envoyer un texte technique sur les mécanismes de l’ONU aux participants à l’université d’été du parti. Dans l’état actuel du pays, la pertinence et l’urgence d’une telle contribution à la culture générale est problématique.

Selon des activistes des réseaux sociaux, la circulation durant cet événement d’un article du Soir d’Algérie dénigrant M-A. Chérifi serait le signe de la disgrâce et de l’élimination prochaine de l’expert onusien.

Si ces informations se confirment, les intentions d’A. Laskri apparaissent en pleine lumière, sans la moindre équivoque : il ne reculera devant rien pour réaliser son rêve hégémonique et absurde de devenir le chef suprême, unique et tout-puissant, du parti au prochain congrès. Si toutefois le congrès a lieu…

Sans grande surprise, la qualité des individus s’étant révélée à tous, le triumvirat évolue donc en pouvoir personnel. Sans vision ni charisme, incapable d’impulser un souffle nouveau au parti, A. Laskri tente de s’imposer par les seuls moyens qu’il semble maîtriser : ceux de l’intrigue de couloir et les machinations de troisième ordre. La « crème des hommes » a décidément très mal tourné…

FC