Néo-FFS : La tendance répressive se précise

siège FFS
Une trentaine d’élus locaux d’Alger du FFS seraient menacés de suspension pour avoir quitté en groupe une réunion du parti au siège national.
C’est une drôle de réunion qui s’est tenue au siège national du FFS à Alger samedi 4 août. Les élus d’Alger étaient conviés à cette rencontre en vue de la préparation de la conférence des élus, prévue à l’automne.
Profitant de la présence du premier secrétaire, Mohamed Hadj Djilani, des élus l’ont interpellé au sujet de la lettre transmise au président FLN de l’APW d’Alger lui demandant de remplacer trois élus du FFS par trois autres partisans de la nouvelle direction. Une demande qui a été rejetée par le président de l’APW car non conforme aux règles. Cette action a été reçue comme une humiliation par les militants, qui n’ont jamais vu un tel comportement d’un haut dirigeant du parti.
Cet épisode qui a inauguré la nouvelle ère du FFS poursuivra ses auteurs pour longtemps.
Désarçonné par l’interpellation des élus, le premier secrétaire n’a eu pour réponse que l’invective envers les élus qui ne rentrent pas dans le rang. Un des partisans de Hadj Djilani a pris le relais et a agressé verbalement les élus.
Face à l’intimidation, la trentaine d’élus a quitté la salle de réunion.
Par la suite, le premier secrétaire a demandé qu’on lui fournisse la liste des élus réfractaires afin qu’il procède à leur suspension.
Après le député de Béjaïa Chafâ Bouaiche, le néo-FFS va-t-il se débarrasser de tous les élus contradicteurs au sein du parti?